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Université Inter-Âges de Normandie
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Voyage en Sicile

du 1er au 8 juin et du 8 au 15 juin

Nous étions 43 à partir de Deauville, le 1er juin, pour Palerme : après environ deux heures et demie de vol, nous atterrissons dans l’après-midi. Là, nous sommes accueillis à la sortie de l’aéroport par le « solleone » (le grand soleil méditerranéen) …et par notre guide, Rosanna : dès le début, excellent contact ! Cette Sicilienne, pleine d’humour, va s’avérer efficace et « simpaticissima ». Après une première soirée et nuitée à Palerme (installation à l’hôtel, « cena » italienne avec pâtes obligatoires et, éventuellement, dégustation d’un exquis « gelato » au cours d’une brève promenade dans la ville), nous partons avec notre guide, le lendemain matin, sur les traces des… Normands ! C’est avec émerveillement – et peut-être non sans une pointe de fierté – que nous découvrons, pendant deux jours, à Palerme, puis à Monreale, les joyaux architecturaux qui témoignent de la splendeur du règne des Normands sur cette terre au XIIème siècle. Après la Sicile arabo-normande, nous passons à la Sicile antique : comment ne pas être saisi d’un frisson « sacré » devant ces temples grecs majestueux dont les colonnes ocres ont traversé les siècles ? Comment ne pas ressentir une émotion en contemplant, sur les hauteurs de Syracuse, l’immense théâtre où Eschyle fit jouer Les Perses ? Comment ne pas tomber sous le charme de celui, gréco-romain, de Taormina, qui, s’élevant sur un cap montagneux, domine un paysage de rêve ? Comment ne pas être fasciné par les mosaïques romaines de Piazza Armerina ? Il faudrait évoquer aussi la Sicile baroque, dont nous avons admiré, ici et là, les églises : quelle superposition d’époques et de civilisations ! Quelle richesse culturelle ! Bien entendu, nous n’avons pas oublié de faire une visite au vieux Géant Etna, qui, heureusement pour nous, se tenait tranquille, malgré l’imposant chapeau de fumée qui le coiffait : son ascension (funiculaire, « quatre-quatre », puis marche à pied) s’achevant par une bonne demi-heure de « crapahut » dans le vent froid autour d’un de ses cratères, à une altitude où l’oxygène se raréfie (3000 mètres) représentait pour certains un défi… relevé avec succès.

Entre chacune des étapes de ce périple, plusieurs d’entre nous contribuaient à créer une ambiance sympathique dans le car en nous faisant chanter, et les membres de la chorale présents nous ont donné un aperçu de leur talent… Les repas aussi étaient un moment agréable de convivialité et d’échanges… C’est ainsi qu’étape après étape, nous avons atteint Messine, d’où l’on aperçoit la côte italienne, puis Cefalù (encore une cathédrale normande !) et enfin Palerme, notre « base de départ ». Le lendemain, la tête pleine de souvenirs, riches d’une belle provision de photos… et avec des valises plus lourdes qu’au départ pour cause d’achats (dont certains gâteaux aux amandes et quelques bouteilles de marsala ou de zibibbo), il fallut regagner l’aéroport et « Arrivederci, bella Sicilia ! »

Pour terminer, je propose à ceux qui peuvent chanter sans perturber la météo cette version inédite de la chanson Syracuse d’Henri Salvador :

Comment oublier Syracuse,
Sa mer bleue aux poissons volants
Et l’antique source Aréthuse
Célèbre depuis deux mille ans ?

Partis des brumes de Deauville,
Nous avions trouvé le beau temps :
Dans le soleil de la Sicile
Resplendissaient ses monuments.

Notre guide au nom poétique
– Elle s’appelait Rosanna –
Commentait chaque temple antique
Et nous fit découvrir l’Etna.

N’en déplaise aux fans du bronzage,
Palerme vaut cent Ibiza.
Comment oublier ce voyage ?
Merci à qui l’organisa.

Des photos ont été fournies.